Propagande par l’exemple

Misère et ruine dans toute l’Europe,

et le monde entier.

Les larmes de tout l’argent amassé

par les capitalistes, prétendus philanthropes.

 

La révolution pacificatrice attendue, peine à trouver sa voie,

les forces manquent.

Cette dignité absente, la liberté, ne se conquiert, dit-on, qu’au moyen de sacrifices cruels,

de souffrances indicibles.

 

N’exagérons pas.

 

Car le bien-être matériel des pauvres est une donnée du combat.

Pas d’insurrection sans pain et sans toit,

pas de propagande sans l’exemple de chacune et chacun, anarchistes fervents,

et leur humaine indulgence.

 

N’attendre des autres que ce que l’on fait déjà.

 

D’après Errico Malatesta, « La nouvelle crise », 1922 et « Idéalisme et matérialisme », 1924

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Ceux qui nous dominent

Ces gens qui nous dominent, dont on ne parvient pas à détruire l’oppression.

Lâches et fanfarons, dictateurs en puissance,

ils font déjà couler des larmes de sang un peu partout.

Ombre du fascisme, qui grandit lentement.

Les temps sont tristes et inquiétants.

Les anarchistes vaincus ? Impuissants ?

Au contraire, toujours vaillants, ils luttent pour empêcher les fascistes de devenir les plus forts.

Et toujours l’espoir inébranlable d’une inéluctable insurrection.

Lutter pour empêcher, coûte que coûte, qu’une classe, un parti ou un individu n’impose sa volonté aux autres par la force. Mettre hors d’état de nuire ceux dont les dégâts sont une humiliation permanente causée à notre nature d’êtres humains.

Nous ne voulons pas de leurs méthodes. Elles ne sont bonnes qu’aux tyrans.

D’après Errico Malatesta, « Mussolini au pouvoir », 1922 et « Pour la prochaine insurrection », 1923

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Contre l’inaction

Après des semaines d’une grève acharnée par des travailleurs héroïques, la victoire à portée de main, le syndicat a trahi. Appel à la démobilisation générale.

Les anarchistes, avec tout leur courage et leur esprit de sacrifice ne peuvent que s’émouvoir, crier au scandale et à la félonie.

Toujours prêtes et prêts les anarchistes à s’associer au combat, à grossir les rangs, mais ils n’initient pas le mouvement. Assez nombreux sont-ils pourtant.

Contre l’impuissance et l’inaction, les anarchistes doivent allumer la mèche.

Comment faire front, ensemble, contre cet État complice des fascistes ?

Comment mettre à terre, par l’individuel et le collectif, le pouvoir abusif ?

 

D’après Errico Malatesta, « Pour demain », 1922.

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Grève générale

Pour une révolution sociale radicale, nous voulons la grève générale,

arme de lutte puissante.

Dans l’ombre, les fourmis préparent l’insurrection.

Elles fomentent,

placent et comptent leurs munitions.

 

Le Marxisme, ses dogmes et son fatalisme, a freiné l’impulsion initiale.

Par sa faute, une préparation insurrectionnelle négligée, des stratégies insatisfaisantes à repenser.

Pour vaincre, nous n’affamerons pas la bourgeoisie,

nous n’avons besoin que d’armes, que les soldats défendent le peuple contre la police,

que la force soit l’outil de la liberté.

 

Liberté de tous et toutes,

Justice pour tous et toutes,

Fraternité et solidarité entre tous et toutes

 

Une grève générale pour faire grandir l’insurrection.

 

D’après Errico Malatesta, « La grève générale », 1922

 
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La méthode anarchiste

Les législateurs, qui toujours veulent en faire plus.

Une sévérité sans pareille, mais la loi ne peut rien contre le vice.

Danger.

Fruit défendu.

Appât du gain.

Cesse de faire confiance aux lois et tu verras, tout ira bien.

Nous sommes pour le libre commerce, la libre utilisation. Le monde LIBRE.

Contre un usage nocif, il faut arracher les causes sociales à la racine.

Mais au moins plus de bénéfices ni spéculation.

Pourquoi ne pas essayer la méthode anarchiste ?

D’après Errico Malatesta, « Le danger de la cocaïne », 1922.

 

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Insurrection

Camarade, le moment est bientôt venu du renversement violent des institutions.

C’est une révolution profonde qui se prépare, une révolution radicale, expropriatrice, une révolution immédiate.

Garde-toi du mandat parlementaire, c’est un leurre. Nombreuses, les promesses jamais tenues. Le bureau des députés sent la poussière.

Calmez-vous ! Nous disent-ils, les socialistes. Ils se préparent dans leurs costumes-cravates. Ils réforment, ils se glissent.

Aux anarchistes la discipline révolutionnaire ! À eux les armes, à eux la complicité des masses !

Nous mettrons dans l’impossibilité de nuire celles et ceux qui organisent la défense de l’ordre bourgeois.

D’après Errico Malatesta « Action et discipline », 1920.

 

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