Ses bras

Il veut les envelopper dans son amour, celles et ceux qu’il aime. Ses bras comme un cocon.

Ses bras terre d’accueil, solides. On y déverse les doutes et les tensions.

Son corps chapiteau, qui protège de la pluie et des maux.

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L’amoureux

Il la regarde et réalise la chance qu’il a. Son aura brille, autour d’elle : elle est à l’aise, décidée. Il goûte les moments qu’elle lui offre avec la crainte qu’ils seront peut-être les derniers.

Elle papillonne, vit des expériences. Il reste à la marge, il ne veut pas la déranger. Son bien-être et sa liberté avant tout le reste. Par moments, il grappille des miettes. C’est ça ou rien.

L’idée qu’elle puisse s’éloigner, qu’elle puisse se lasser le terrifie. Et si elle ouvrait les yeux et le trouvait vide ?

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L’impatience des corps

L’impatience des corps nus, ils veulent s’absorber tout entiers.

Des heures d’attente fébrile pour pouvoir se toucher.

Langue humide contre langue, vouloir goûter le sel de la peau dans l’effort.

Il attend à la gare, le sourire dans les yeux. Cette retenue en public, hors le regard amoureux.

L’étreinte forte, impatiente. Un premier baiser encore et encore.

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Un réveil

Elle s’est réveillée avant lui, la lumière du jour baigne la chambre.

Elle l’attend. Elle se force à ne pas trop bouger pour ne pas le réveiller. Toutes les nuits qu’ils passent ensemble, il tombe comme une pierre et pourrait faire un tour de cadrant.

Au bout d’un moment, lassée de prendre son mal en patience, elle attrape un livre pour lire tout contre lui. Elle se presse contre son corps chaud. C’est comme si elle ressentait le besoin de le toucher à chaque instant. Une caresse, une étreinte, un baiser, une jambe posée sur son genou. N’importe quoi qui maintienne le contact, comme s’il lui manquait quelque chose quand leurs peaux ne se touchent pas.

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L’amoureuse

L’amoureuse se sent pleine. Non pas qu’elle se sentait vide avant, mais elle est comblée par des petits riens.

Elle se demande comment on peut être une amoureuse qui ne s’oublie pas, une amoureuse qui n’a jamais été aussi forte et indépendante que depuis qu’elle est regardée avec des yeux amoureux.

Elle est intensément plongée dans la relation, c’est comme une expérimentation.

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Ivresse

Cette sensation d’amour et de plénitude, qui se répand tout autant dans le cœur que dans le sexe. L’envie de se rouler l’un sur l’autre, de s’embrasser à en avoir les lèvres gercées, de se lécher l’intégralité du corps.

Un amour charnel, dont l’appétit grandit encore et encore.

C’est l’ivresse.

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Les amoureux

Ils n’ont pas eu besoin d’apprendre à se dire « je t’aime », tant sont venus les mots naturellement. Désormais, ils les disent et les entendent avec délice, les yeux fermés, sentant cette vague de plaisir monter en eux ou, les yeux ouverts, plongés l’un dans l’autre.

Il n’y a pas de proximité trop grande. L’amour qu’ils se portent a besoin d’un emboîtement total et fréquent. Respirer ensemble, gémir ensemble, jouir ensemble.

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Dans le sable

Étendues de blancs et de bleus distincts, couleurs tranchées et vives, qui chauffent sous le soleil.

Deux corps nus allongés sur le sable, l’un contre l’autre.

Ils se sont construits un abri au ras du sol pour échapper aux brûlures, mais le vent les agresse. Les grains de sable projetés sur leurs peaux sont autant de petites aiguilles.

Par moment, les corps se meuvent pour tremper un orteil dans l’étendue liquide. Glacée, la mer les repousse avec détermination. Qu’importe, on peut toujours aller faire l’amour dans les dunes.

Sueur contre sueur, sel contre sel.

En gare

Ils se sont retrouvés dans le tumulte de la gare. La bousculade sur le quai l’a entraînée vers lui en même temps que la sortie. Lorsqu’ils se remarquent enfin, que leurs yeux se croisent, un sourire s’étale comme une tache sur leurs visages. Leur baiser, au milieu de la cohue, arrête le temps.

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