Du silence

Des mois et les pages restent vides. Un long travail en coulisse, répétitif. Car un premier jet terminé n’est que le début. Des heures et des jours de réécriture, de relecture, de réécriture encore, et pour quel dénouement ?

L’histoire se façonne seule sous nos yeux. On ne sait pas où elle va, mais on s’y laisse entraîner. Advienne que pourra.

Du silence parce qu’il est difficile, usant, de travailler seul·e dans l’ombre. De se trouver loin, toujours plus loin de la critique des lectrices et lecteurs.

Le labeur semble ne jamais devoir s’arrêter. De nouvelles idées germent, que l’on doit négliger au profit de ce qui est en cours et qui ne prend jamais fin.

On voudrait se faire lire, on voudrait se faire aimer. On voudrait, en somme, de la reconnaissance.

Le mot est lâché.

Mais pour être lu·e il faut savoir sortir du silence, quémander l’attention et venir chercher les caresses.

Photo by Danielle MacInnes on Unsplash

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