Les larmes de Persée

Ce matin là, j’avais décidé de prendre sur moi et de respirer un grand coup quand je mettrais le pied dans la cuisine. J’avais mis mes chaussettes pour éviter de poser mon pied sur une miette. Je savais que la vaisselle n’avait pas été faite de toute la semaine. Elle n’avait pas eu le temps. Enfin, le temps… Quand il s’agit de faire la vaisselle pour que la cuisine ne ressemble pas à une porcherie je le trouve toujours, moi, le temps. Et pourtant je suis un mec occupé.

Je n’avais pas encore mis le pied sur le carrelage que déjà je sentais l’énervement monter. Elle m’avait dit « Tu n’as qu’à pas regarder du côté de l’évier, je m’occupe de préparer le petit déjeuner ». Oui, mais elle était encore au lit, je n’allais pas la forcer, et puis de toute façon où que je pose le regard, le désordre et la saleté étaient une souffrance.

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