Les larmes de Persée #1

Quand Guillaume ouvrit les yeux, Christelle était encore endormie. Elle avait veillé tard pour terminer un travail urgent. Il n’avait rien dit. Cela faisait plus d’une semaine qu’elle avait très peu de temps à leur accorder et cela le rendait malheureux. Mais le week-end prochain, ils avaient prévu de partir à la mer en famille. Ils pourraient se ressourcer.

Guillaume se leva sans bruit pour lui permettre de gagner quelques minutes supplémentaires de sommeil et se prépara rapidement. Après une douche expresse, il enfila la première tenue qui lui passa sous la main. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas pris le temps de se faire beau ! Il regarda sa barbe et la trouva négligée, mais il haussa les épaules. Plus tard…

Dans leur cuisine, il entreprit de préparer la table du petit-déjeuner avant d’aller réveiller les enfants. Gaston et Noémie avaient sept et quatre ans. C’était Guillaume qui les emmenait à l’école, car Christelle filait au bureau après avoir avalé un café. Ce matin-là, Gaston, qui d’ordinaire était particulièrement bavard, lui sembla un peu éteint. Guillaume posa sa main sur le front de son fils avec inquiétude. Si Gaston avait de la fièvre, il devrait prendre un jour de congé pour rester à la maison avec lui et ce n’était pas le moment. La période était chargée au boulot et il avait du travail par-dessus la tête.

Il installa ses enfants autour de la table de la cuisine et leur servi leur petit-déjeuner. Tenant son biberon d’une main, Noémie réclama à son père un câlin de l’autre. C’est à ce moment que Christelle fit son apparition. Elle était déjà prête à partir. Guillaume lui servit un café pendant qu’elle embrassait ses deux enfants, leur promettant de rentrer plus tôt ce soir là pour leur raconter une histoire. Elle embrassa ensuite son mari.

– « Merci de m’avoir laissée dormir, mon chéri. J’essayerai d’être plus tôt à la maison ce soir pour t’aider un peu. Au fait, je n’ai plus de chemises propres.

– Entendu, je lancerai une lessive. »

Elle l’embrassa à nouveau en lui caressant la fesse, puis souhaita une bonne journée à toute sa petite famille et quitta la maison. Guillaume jeta un œil à la pendule et soupira. Ils étaient en retard, comme tous les matins.

*à suivre*

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